HISTOIRE D’UN SIMULATEUR DEVENU LEADER DU MARCHÉ

« J’ai créé cette entreprise en 2001 avec comme objectif de fabriquer un système d’entrainement pour le tir au fusil, et en particulier pour le ball-trap, qui fonctionnerait comme un outil utile pour l’entraînement et l’enseignement. Avant que l’entreprise soit créée, j’ai effectué une étude de l’existant et, en dehors des systèmes militaires, je n’ai trouvé que quelques modèles d’entraînement pour la police et un système primitif pour l’entraînement au ball-trap et au tir de petit gibier, tous basés sur des technologies d’animation et de projection obsolètes.

Après quelques contacts formels et informels avec la clientèle ciblée, moniteurs de tir, associations de chasseurs et de tireurs sportifs, j’ai été convaincu qu’il existait une demande pour un système d’entraînement dans lequel les compétences basiques pouvaient être étudiées et où le niveau de difficulté pouvait être adapté à chaque individu.

La nouvelle législation, obligeant les chasseurs à passer des examens théoriques et pratiques pour faire l’acquisition d’une arme, a été un facteur contribuant fortement à l’intérêt de ma clientèle ciblée. Avec mon expérience en tant qu’ingénieur spécialisé en informatique et en électronique, j’ai pu mesurer les possibilités de développer un simulateur de tir de haute qualité en utilisant des technologies d’animation et de projection modernes. J’ai consulté des spécialistes en optoélectronique afin de trouver un moyen de déterminer la direction visée d’un objet en mouvement (le capteur qui est fixé sur le canon) avec la précision nécessaire. Avec une précision directionnelle de +/- 2 milli radians et une précision de mesure temporelle (le tir) supérieure à une milli seconde, nous serions capables d’estimer la position du tir par rapport à une cible avec un précision environ 10 fois supérieure à la précision d’un excellent tir.

« Il existe une différence entre un bon impact et un bon tir»

Le design auquel nous sommes finalement arrivés impliquait une nouvelle façon d’enregistrer la direction visée d’une arme et son mouvement avant et après l’instant du tir, basé sur la capture vidéo de la cible projetée combinée aux données gyroscopiques indiquant le mouvement de l’arme.

La méthode a été brevetée en Europe, aux Etats-Unis et dans de multiples autres pays. Le cahier des charges a été dicté par les exigences aussi bien des tireurs sportifs que des chasseurs. Dès le départ le projet a été influencé par des représentants de l’Association des Chasseurs Suédois ainsi que par des tireurs sportifs de haut niveau. En plus des scénarios parfaitement réalistes et de la meilleure expérience visuelle possible, le système devait également fournir un diagnostic qui pourrait être utilisé pour analyser pas uniquement le résultat final, l’impact du tir, mais aussi les mouvements de l’arme avantl’instantdutir.« Ilexisteunedifférenceentreunbonimpactet bon tir », n’a cessé de me répéter Jocke Smålänning, vainqueur de plus de 30 championnats suédois et européens, une grande source d’inspiration pendant la période initiale de modélisation. Tout le monde peut obtenir un bon impact, mais un bon tir ne peut être effectué qui si vous avez une bonne technique. Pour un moniteur, la plupart du temps le problème est de convaincre son client qu’il n’a pas une bonne technique : un swing trop lent ou trop rapide, des mouvements inhabituels juste avant le tir – erreurs dont la conséquence n’est pas systématiquement un mauvais impact, mais qui vont abaisser les chances d’obtenir un bon pourcentage d’impact au cours du temps.

Pendant le développement du simulateur, il est devenu évident que la principale différence entre l’entraînement au tir sur un stand de ball- trap et sur un simulateur de tir est la facilité avec laquelle il est possible de revoir le tir au ralenti pour identifier des erreurs telles que l’arrêt du swing, le mouvement de la tête juste avant le tir, etc. Ce genre de diagnostic est facilement compréhensible et convainquant lorsqu’il est présenté au ralenti. Il permet au client de lui montrer les erreurs dont il n’était pas au courant.

C’est une réelle satisfaction de voir des athlètes olympiques gagner des médailles et proclamer que le simulateur a contribué à leur succès.

Juste après avoir commencé à commercialiser le simulateur ST-2, les demandes des clients nous ont poussés à développer de nouvelles disciplines de tir à la carabine. Il existe aujourd’hui un large répertoire d’animaux courants ou animés en 3D. Les disciplines de trap (ISSF) ont été modélisées en proche collaboration avec des équipes de trap olympique.

C’est une réelle satisfaction de voir des athlètes olympiques gagner des médailles et proclamer que le simulateur a contribué à leur succès. Une source importante d’information concernant la balistique provient de rapports de recherche obtenus auprès de l’association britannique pour la chasse et la conservation de la nature (BASC). De telles données est la base pour l’estimation des résultats de tirs en terme de probabilité de casser des assiettes et pour le calcul de la chance de tuer ou de blesser un oiseau.

Nos clients sont divers et variés. Ils incluent des personnes dont le but principal est l’entraînement : des équipes nationales de trap, des associations de chasseurs, des académies de tir et des centres sportifs ; une autre partie de notre clientèle l’utilise principalement pour du loisir : des bars sportifs, des ferrys ou bateaux de croisière, etc. ; il est également utilisé dans des centres commerciaux spécialisés dans la vente d’équipement de chasse afin de proposer un service supplémentaire permettant de tester une arme ou une lunette avant de l’acheter. Pour terminer, de nombreux simulateurs sont installés dans des propriétés privées. 13 ans après notre première livraison, le simulateur a été vendu à plus de 140 clients dans 40 pays du monde. »

Simulateur de chasse ST-2, distributeur en France

Tommy Andersson est l’inventeur du simulateur de tir ST-2.

DE SA CRÉATION ...

« J’ai été un adepte de la chasse depuis mon plus jeune âge, lorsque j’ai commencé à suivre mon père tous les weekends de chasse. Plus tard, j’ai commencé l’entraînement au tir sur cible et ai même pu gagner quelques compétitions.

Ma première visite sur un parcours de tir a été un tel embarras que je n’y suis jamais retourné.

Autour de mes 15 ans, le championnat de Suède de Skeet a eu lieu dans mon village et a été gagné par un athlète local. Il a obtenu un score de 25/25. Cela m’a fasciné et j’ai décidé d’essayer le ball-trap. Ma première visite sur un parcours de tir a été un tel embarras que je n’y suis jamais retourné. Les spécialistes qui étaient là cassaient quasiment tous les plateaux, je n’en ai pas cassé un seul. Les gens autour de moi me donnaient différents conseils mais semblaient avoir des avis très différents quant au fait que je tirais au-dessus, au- dessous, devant (probablement pas) ou derrière le plateau.

Je pense que le fait qu’il n’existait pas de moyen de déterminer de manière certaine où passaient mes plombs par rapport à la cible présentait un problème que je voulais résoudre tôt ou tard. L’idée que j’avais de mon futur produit était un indicateur permettant de montrer la position de l’impact lors d’un ball-trap – pas simulé, mais sur un vrai parcours. Au milieu des années quatre-vingt-dix, j’ai eu l’opportunité de poursuivre cette idée. Un indicateur de position pour le ball-trap (RT-4) était en phase de conception et même présenté à de potentiels utilisateurs et clients représentants de tireurs sportifs et de chasseurs. Ce produit, n’a jamais réellement trouvé son marché, principalement dû à sa difficulté d’utilisation sur le terrain. Les composants de l’époque, étaient encombrants et non adaptés à une utilisation mobile. Lors de ces démonstrations, les représentants des associations de tireurs sportifs et de chasseurs m’ont dit qu’ils préféreraient pouvoir s’entraîner en salle, indépendamment des conditions climatiques et de visibilité ; en d’autres mots, ils voulaient un simulateur. Sachant que nous avions une solution technique au problème de savoir comment déterminer l’impact du tir en fonction de la direction de l’arme, et que cela pouvait être adapté pour une utilisation avec des images projetées, une partie importante du travail de conception a été effectuée. Nous n’avions qu’à ajouter l’animation des cibles et les fonctions de diagnostique permettant de montrer les résultats, et cette partie se révélait être faisable dans un délai raisonnable. Nous avons réussi à convaincre deux associations de précommander notre solution plus moderne – et moins chère – bien que le produit n’était pas encore fini à l’époque. Les deux premiers systèmes ont été livrés en 2002. Les ventes ont rapidement accéléré, etnotreentrepriseestactuellement bienétablieentantquepremier producteur de simulateurs de tir de haute qualité au monde, pour le tir sportif comme pour la chasse.

Le simulateur ST-2 est le leader mondial pour l’entraînement au tir sportif et à la chasse, et nous avons l’intention de poursuivre dans cette voie !

Des prémices du projet au produit final, un simulateur de tir utilisé par des milliers de personnes à travers le monde, la réalisation de cette idée a été pour moi une aventure fantastique.

Un projet comme celui-ci est un travail d’équipe. J’ai eu la chance de travailler avec des gens inspirants et dévoués. Je saisis cette occasion pour exprimer ma gratitude à tous ceux qui ont contribué à la réussite de ce projet et au succès de cette société : les concepteurs de matériel et de logiciels et vous tous qui êtes venus avec vos idées pour améliorer les système et le rendre plus ludique. Avant tout, le tir à munitions réelles ou dans un simulateur se doit d’être amusant !

Le simulateur ST-2 est le leader mondial pour l’entraînement au tir sportif et à la chasse, et nous avons l’intention de poursuivre dans cette voie ! »

... À SA DISTRIBUTION

« J’ai découvert pour la première fois un simulateur de chasse en Allemagne. J’y ai été pour m’entraîner avant une chasse au gros gibier. C’est là que j’ai réellement compris l’avance qu’il fallait mettre sur un sanglier pour que le tir soit mortel. Après une étude de marché approfondie, j’ai découvert que le marché français était fortement sous exploité : il existe, début 2015, 7 simulateurs en France pour 1,3 million de chasseurs, comparés à 67 en Allemagne pour 326 000 chasseurs, et 47 en Suède pour 320 000 chasseurs. Depuis j’ai monté le premier simulateur au coeur de Paris, chez Cinématir.

Il existe 7 simulateurs en France pour 1,3 million de chasseurs, comparé à 67 en Allemagne pour 326 000 chasseurs, et 47 en Suède pour 320 000 chasseurs.

Ce simulateur virtuel est un outil pédagogique formidable qui permet aux tireurs de s’entraîner et de se perfectionner, mais peut aussi servir d’outil de présentation ludique pour des novices qui voudraient découvrir la chasse ou le tir sportif. Il s’agit d’une magnifique expérience, avec un taux de satisfaction client supérieur à 90%*. De plus, Tommy Andersson est très à l’écoute de nos préoccupations. »

Notre vision

« Contrairement à d’autres pays qui apprennent aux chasseurs à bien tuer leur proie, l’épreuve de tir du permis de chasser à la française est faite sous un angle uniquement sécuritaire. C’est pourquoi nous entendons développer le simulateur ST-2 comme outil pédagogique au service des fédérations départe- mentales de chasseurs, car perfectionner son tir permet non seulement de toucher un animal, mais plus encore d’apprendre à tuer sur le coup proprement au lieu de le blesser. De même, quand on a confiance dans son tir, on ne vise plus n’importe quoi. »

Simulateur de chasse ST-2, distributeur en France

Baudouin de Chabot-Tramecourt est le distributeur du simulateur de tir ST-2.